|
Ci-dessous un extrait d'article paru
dans Les Echos de vendredi 18 Janvier 2008 sur
les avantages du démembrement,
l’investissement en nue
propriété répondant de façon très pertinente à
plusieurs problématiques de l’épargne, à savoir :
- La Protection contre l’inflation renaissante
- La Sécurisation du patrimoine par la recherche
de biens immobiliers de qualité
- La Neutralisation du risque locatif,
- Une Rentabilité attractive résultant d’un prix
d’acquisition limité à la valeur en nue propriété
- L’absence de toute forme de fiscalité sur
l’investissement et les économies d’impôts sur le
revenus et à l’ISF.
La nue propriété est en effet le seul support
d’investissement qui ne supporte absolument aucune
fiscalité pendant toute sa durée et générateur
d’économies d’ISF ou d’impôt sur les revenus fonciers
pour les personnes concernées.
Nous proposons des programmes aujourd’hui à
Toulouse, Nice, Antibes, Villeurbanne, Chatou, St
Germain en Laye et Nancy
La cible privilégiée concernée par la
nue-propriété:
Contribuable payant l'ISF , ayant durablement des
revenus fonciers et ne souhaitant avoir des revenus
complémentaires que dans les 15 ans.

Comment produire davantage de logements sociaux quand
le foncier se fait rare et cher ? Le gouvernement
s'est engagé à construire 120.000 logements sociaux
par an. Mais il n'est pas évident de vaincre les
réticences des maires, surtout en cette période
préélectorale. Alors, pour éviter tant d'obstacles,
toutes les pistes sont bonnes à explorer et l'usufruit
locatif social, lancé à l'automne dernier par
Christine Boutin, la ministre du Logement, en fait
partie.
C'est une idée simple dans son principe, mais
encore fallait-il y penser. Il s'agit de dissocier
l'achat de la nue-propriété d'un bien et son usufruit.
Dès lors, cette formule met en présence deux
investisseurs : l'un privé, l'autre social. Le premier
achète la nue-propriété, le second l'usufruit. Le
droit étant acquis de façon temporaire.
La technique du démembrement de propriété n'est
évidemment pas nouvelle. Elle est couramment utilisée
dans une logique de transmission patrimoniale pour
minorer par exemple les droits de transmission. Mais,
la nouveauté, c'est qu'ici, elle n'est plus seulement
un instrument de transmission.
Des programmes neufs sont désormais proposés à
la vente en démembrement de propriété. Et l'ancien
devrait suivre le mouvement dans les mois qui
viennent. N'importe quel investisseur privé qui
détient ou qui désire se constituer un patrimoine
immobilier, peut acquérir la nue-propriété d'un
appartement avec une mise de fonds réduite, de l'ordre
de 50 à 60 % de la valeur réelle du bien. Ce qui met
par exemple à sa portée des biens situés dans les
meilleurs quartiers de la capitale.
Investisseur, bailleur social et collectivité :
un trio gagnant
« Nous avons imaginé ce concept et commencé à le
mettre en oeuvre en l'an 2000, précise Frédéric
Goulet, cofondateur avec Alain Laurier de la société
Perl (Patrimoine, épargne, retraire, logement). C'est
en venant inaugurer un programme Perl à Jouy-en-Josas
dans les Yvelines, en juillet dernier, que Christine
Boutin, la ministre du Logement, a pu mesurer
l'intérêt que notre schéma d'investissement pouvait
présenter pour les collectivités, les bailleurs et les
épargnants. » En effet, cela ne coûte rien au
contribuable, puisque les immeubles sont financés sans
subvention de l'Etat ni des collectivités...
Cependant, pour l'heure, le marché reste assez
confidentiel. Depuis sa création en 2000, la société
Perl est quasiment la seule à concevoir ce type
d'offres. En sept ans, elle a tout de même réalisé
près de 1.300 logements se fondant sur ce principe,
dans des zones où la pression foncière reste la plus
forte et la demande locative insatisfaite. Autrement
dit, à Paris et en Ile-de-France, en régions Paca et
Rhône-Alpes. Ce qui n'est pas pour déplaire aux
communes déficitaires en logements sociaux.
D'autant que la loi ENL (Engagement national
pour le logement) du 13 juillet 2006 permet aux
communes de comptabiliser les logements construits en
PLS - prêt locatif social utilisé par les bailleurs,
notamment pour financer l'achat de l'usufruit - dans
le quota des 20 % de logements sociaux de la loi SRU
(Solidarité et renouvellement urbain). Encore faut-il
en faire connaître le principe aux investisseurs
privés.
Une mise de fonds réduite mais pas de revenus
locatifs
En l'occurrence, l'investisseur achète la
nue-propriété d'un logement vendu en l'état futur
d'achèvement (Véfa) dans des programmes neufs, situés
dans de très bons quartiers de villes souvent chères,
par exemple à Nice, Villeurbanne, Nancy, Vetraz
Monthoux (près de Genève), Grenoble, Antibes,
Toulouse, Chatou, Versailles, Saint-Germain-en-Laye,
Le Perreux... A Nice, au pied de la colline
Sainte-Marguerite, le prix de la nue-propriété coûte
2.580 euros le m2 (60 % de la pleine propriété) avec
usufruit de quinze ans cédé à Erillia (groupe Caisse
d'Epargne). A Antibes, où les prix tournent autour de
3.850 euros le m2, l'usufruitier est toujours cette
filiale du groupe Caisse d'Epargne. Autre exemple, Le
Perreux. Là, la valeur de la nue-propriété s'acquiert
2.550 euros le m2 avec usufruit de dix-sept ans (Logirep).
D'autres acteurs semblent vouloir se positionner sur
le terrain du démembrement de propriété. « Nous allons
incessamment proposer des appartements anciens de 90 à
150 m2 au prix de 6.000 euros le m2, soit 70 % de la
pleine propriété avec usufruit de 10 ans », confie
Christophe Geoffroy d'Haussmann Patrimoine, cabinet
conseil en gestion de patrimoine indépendant.
Quoi qu'il en soit, en investissant dans ce type
de programme, l'investisseur devient propriétaire des
murs, mais ne dispose pas de l'usage du bien. Cet
usage est cédé à un bailleur social (Opac, sociétés
HLM, collecteur 1 % Logement...) qui détient alors le
droit de louer le logement à des locataires selon les
critères du PLS (plafonds de revenus et de loyers), et
de percevoir l'intégralité des loyers. En
contrepartie, « l'usufruitier s'engage par convention
à payer la taxe foncière et toutes les dépenses
d'entretien courant, de remise en état du logement à
l'échéance du contrat », précise Frédéric Goulet. A
condition qu'il n'ait pas besoin de revenus
complémentaires, la formule est sans soucis pour
l'investisseur. Pas de risque d'impayés de loyers, pas
de vacance locative, pas de frais... Tout est pris en
charge, sauf les gros travaux (murs, toiture,
charpente...) qui, selon l'article 606 du Code civil,
incombent au nu-propriétaire. La convention peut
toutefois prévoir un autre mode de répartition. « Dans
la majorité des cas, les gros travaux sont pris en
charge par l'usufruitier », précise Christophe
Geoffroy.
Pleine propriété après quinze ans
La force du dispositif tient
aussi à la durée limitée de l'usufruit : de quinze à
dix-sept ans le plus souvent. A l'échéance, la pleine
propriété se reconstitue automatiquement, sans
formalité ni complément de prix. Autrement dit,
l'investisseur qui, au départ, a payé 50 ou 60 % de la
valeur du bien, s'en trouve pleinement propriétaire. «
Il achète le droit de devenir plein propriétaire au
bout d'un nombre d'années défini à l'avance », résume
Christine Vassal Largy de Thésaurus. Si le bien a été
payé moitié prix, par exemple 250.000 euros, au bout
de quinze ans, il en vaudra au bas mot 500.000 sans
compter la plus-value. « C'est la seule inconnue de ce
type d'investissement », convient Frédéric Goulet.
Mais la plus-value est généralement au rendez-vous sur
le long terme. Et, en cas de revente après quinze ans,
l'investisseur bénéficie d'une exonération d'impôt sur
la plus-value. D'où l'intérêt de s'engager au moins
sur cette durée. « Au bout du compte, il peut espérer
un taux de rendement interne de l'ordre de 6 % net,
sans levier fiscal », affirme Frédéric Goulet. Peu de
placements peuvent se vanter d'un tel rendement
aujourd'hui. Pour un investissement « pierre » qui se
veut, avant tout, patrimonial, la performance est à
saluer. Et si la plus-value reste le premier argument
mis en avant par les vendeurs, l'instrument confère
aussi d'autres avantages fiscaux. Durant la période
d'usufruit, le nu-propriétaire ne perçoit aucun loyer
et n'a donc rien à déclarer à ce titre. Mais s'il a
d'autres revenus fonciers par ailleurs, il peut très
bien déduire les gros travaux dont il a la charge. De
même que les intérêts d'emprunt, en cas de crédit
contracté. Grosse cerise sur le gâteau : la réduction
de l'ISF. Le fisc considère qu'un bien démembré entre
dans le patrimoine de l'usufruitier pour sa valeur en
pleine propriété.
A la sortie
Durant la période de démembrement, rien
n'interdit de vendre. Mais attention, dans ce cas, à
la taxation sur la plus-value. Tout comme aux
conditions de revente. « Si l'investisseur revend au
bout de cinq ans et qu'il reste dix ans d'usufruit à
courir, le prix de la nue-propriété sera plus lourd
pour le nouvel acquéreur, ce qui rend l'achat moins
attractif », note Christine Vassal Largy. Quant à la
sortie au terme des quinze ans, elle permet à
l'investisseur devenu plein propriétaire d'opter pour
plusieurs solutions. Soit, revendre et empocher sa
plus-value. Soit occuper lui-même le logement. Ou
encore continuer de le louer pour en tirer, cette
fois, des revenus complémentaires. Dans ce dernier
cas, la convention d'usufruit est relativement
protectrice. Selon la loi ENL, l'usufruitier ne peut
consentir plus de droits qu'il n'en détient. Ce qui
signifie que le bail en cours est automatiquement échu
à l'extinction de l'usufruit. Six mois avant, le
nu-propriétaire peut donc donner congé pour reprendre
le logement à son bénéfice. Dans ce dernier cas,
l'usufruitier a une obligation de relogement du
locataire dès lors qu'il continue de relever des
plafonds du PLS. Le nu-propriétaire peut aussi décider
de conserver le locataire en place aux mêmes
conditions de loyer. Et si le loyer est manifestement
sous-évalué, le nu-propriétaire a la possibilité de
proposer un nouveau bail (loi du 6 juillet 1989) avec
augmentation du loyer. Auquel cas, le rattrapage ne
s'effectue pas d'un seul coup mais sur six années.
COLETTE SABARLY
|