
Contribuables concernés
Propriétaires bailleurs de locations meublées dont
les recettes locatives annuelles sont inférieures à 23
000 € (150 870,11 F).Type d'avantage fiscal
Imputation des charges provenant des locations
meublées sur les revenus de même nature
Conditions à respecter
Aucune
Précisions complémentaires
Un bon départ pour ceux qui souhaitent devenir
ensuite loueur en meublé professionnel |
Dans cette page :
- Dispositif
- Logements concernés
- Avantage fiscal
- Exonérations
- Impôts directs locaux
- Droit de bail
- Plus-values
- ISF |
Dispositif
Est considéré comme loueur en
meublé non professionnel (LMNP), le propriétaire bailleur
qui loue un ou plusieurs logements meublés, dans la mesure
où :
-
il touche moins de 23 000 €
(150 870,11 F) de recettes locatives brutes annuelles
-
son activité de loueur ne
représente pas 50% de ses revenus (pour l’application du
pourcentage de 50 %, le revenu net de la location en
meublé est comparé au total des revenus nets catégoriels).
Le seuil des recettes s’apprécie
en retenant le total des recettes réalisées par les membres
d’un même foyer fiscal.
Dans la mesure où l'investisseur est considéré comme loueur
en meublé non professionnel, il est imposé pour les revenus
qu'il tire de cette ou de ces locations aux BIC.
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Logements concernés
Divers types de logements sont concernés par la location
meublée :
• les chambres meublées
• une partie de la résidence principale du loueur
• les locations saisonnières
• les chambres d’hôtes et gîtes ruraux
• les logements situés dans les résidences de tourisme ou
résidences avec services.
Peu importe que le bien en question soit considéré comme
neuf ou ancien.
Toutefois, pour être considérés comme meublés, les logements
doivent comporter des objets mobiliers en nombre raisonnable
pour que le local offre un minimum d’habitabilité.
Sans qu’il y ait de définition légale précise sur cette
notion d’habitabilité, on peut penser que les meubles dont
est pourvu le logement doivent être en nombre suffisant pour
que le locataire puisse y vivre sans avoir besoin de
rajouter quelque meuble que ce soit.
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Avantage fiscal
Puisque les revenus tirés de la location meublée non
professionnelle sont imposés dans la catégorie des BIC, les
charges occasionnées par cette activité de location sont
déductibles et peuvent être imputées sur les revenus de même
nature.
Toutefois, si le loueur décide de ne pas inscrire les locaux
donnés en location à son actif immobilisé, seuls les frais
de gestion et les dépenses locatives, à l’exclusion des
charges de propriété (amortissements, intérêts d’emprunt,
réparations autres que le menu entretien, taxe foncière),
sont pris en compte pour la détermination du revenu
imposable.
Si des déficits sont constatés une année, ils sont
imputables sur les bénéfices provenant des activités non
professionnelles imposables dans la catégorie des BIC
réalisés au cours de la même année et des cinq années
suivantes.
Mais attention, le report des déficits sur les cinq années
suivantes ne s’effectue jamais dans la pratique puisque ce
régime exclut la possibilité de constater un déficit.
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Exonérations
Dans certains cas, l’exonération des revenus locatifs est
possible, notamment s'il s'agit de locations saisonnières
qui se pratiquent à la journée, à la semaine ou au mois dans
la mesure où les revenus de ces locations n’excèdent pas
762,25 € (5 000 F) par mois.
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Impôts directs locaux
Le loueur en meublé non professionnel est imposable à la
taxe d’habitation, s’il conserve la jouissance de son bien
une certaine partie de l’année.
Par ailleurs, quelle que soit l’importance des revenus qu’il
tire de la location, il est imposable à la taxe
professionnelle dès lors que cette activité représente un
caractère habituel.
Toutefois, le cas de la double imposition, taxe d’habitation
et taxe professionnelle, est depuis 1993 supprimé sauf avis
contraire des collectivités territoriales.
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Droit de bail
Les locaux meublés, sauf exception (voir
résidences avec services) sont exemptés de TVA.
En revanche, ils sont redevables de la contribution
représentative du droit de bail (CRDB) si le bien est achevé
depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année
d'imposition. Son taux est de 2,50% du montant des loyers
encaissés.
Dans le cadre des locations saisonnières, ce sont les loyers
stipulés pour la seule période de location qui sont pris en
compte pour apprécier si le seuil d’application est ou non
franchi.
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Plus-values
Pour les loueurs en meublé non professionnels, c’est le
régime des plus-values privées qui s’applique.
Les règles d’imposition sont donc strictement celles
applicables dans le cadre d’une vente de logement non
meublé.
Ainsi, en cas de plus-values, celles-ci sont exonérées si
elles interviennent au bout de vingt-deux ans de détention
du bien ou encore, sous certaines conditions, au bout de
cinq ans, si le vendeur n’est pas propriétaire de sa
résidence principale.
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Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Dans le cadre du loueur en meublé non professionnel, les
locaux d’habitation loués meublés ne sont pas considérés
comme étant des biens professionnels.
En conséquence, ils entrent dans le calcul de l’ISF.
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