Dispositif
A la différence de la location meublée non
professionnelle (LMNP) où les revenus tirés de la location
ne sont déductibles que des revenus de même nature, dans le
cadre de la location meublée professionnelle (LMP), les
déficits occasionnés par cette activité sont imputables sur
les revenus globaux.
Est considérée comme une location meublée professionnelle au
sens de l'article 151 septies du CGI, les locaux meublés
qui dégagent des revenus locatifs annuels bruts de plus de
23 000 € (150 870,11 F).
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Investisseurs concernés
Pour être considéré comme loueur en meublé professionnel,
il faut d’abord être inscrit comme tel au registre du
commerce et des sociétés et réaliser plus de 23 000 € (150
870,11 F) de recettes annuelles au titre de l’activité de
loueur en meublé ou tirer au moins 50 % de ses revenus
globaux de cette activité.
Suite à une question écrite posée sur ce sujet par un
professionnel à l'administration fiscale, la Directrice de
la Législation Fiscale a répondu par un courrier de juin
2006, indiquant que « […] le seuil de 23 000
€ de recettes annuelles, prévu à l'article 151 septies dans
sa nouvelle rédaction issue de la loi de finances
rectificative pour 2005, continue bien à s'apprécier toutes
taxes comprises. […] »
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Obligations à respecter
Tenue d'une comptabilité spécifique
Etre loueur en meublé professionnel implique le tenue
d'une comptabilité commerciale et l'obligation de se
soumettre à l'ensemble des obligations déclaratives et
comptables pesant sur les entreprises. Il convient aussi de
s'acquitter des diverses cotisations sociales liées à ce
type d'activité.
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Avantage fiscal
L’un des avantages fiscaux les plus attractifs du statut
de LMP est la faculté de pouvoir imputer les déficits
d’exploitation sur le revenu global, à condition d’opter
pour le régime du réel ou du réel simplifié.
Les charges déductibles susceptibles de créer un déficit
imputable sont l’ensemble des charges locatives de tout
propriétaire, y compris charges de propriété ou de
copropriété. S’y ajoutent les charges financières liées à
l’acquisition, c’est-à-dire les intérêts d’emprunt et primes
d’assurance liés à l’emprunt, et les éventuels frais d’étude
et de recherche.
Il en est de même des charges découlant du statut de LMP,
telles que les cotisations vieillesse et d’allocation
familiale.
Les dépenses d’entretien et de réparation sont également
prises en compte dans la mesure où elles ont pour objet de
permettre aux occupants l’usage normal de l’immeuble, sans
toutefois en modifier la consistance, l’agencement ou
l’équipement initial.
Attention, si ces dépenses incombaient logiquement au
locataire mais qu'elles sont prises, pour diverses raisons,
en charge par le propriétaire, elles ne sont alors
imputables que sur les seuls revenus fonciers.
Exception à ce principe, elles sont imputables sur le revenu
global dans la mesure ou il s’agit de travaux nécessaires du
fait de la vétusté de l’immeuble, de travaux engagés avant
l’arrivée du locataire, de travaux prévus expressément dans
le contrat de bail.
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Option pour le réel simplifié
Pour plus de simplification dans les déclarations, on
recommande aussi que le loueur en meublé professionnel opte
pour le régime du réel simplifié.
Ce dernier lui permettra de déduire directement de son
revenu global les déficits occasionnés dans le cadre de
cette activité.
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Calcul de l'amortissement
Les biens liés à la location peuvent être amortis sur le
mode linéaire (vingt ou vingt-cinq ans pour le logement,
cinq ans environ pour le mobilier).
Toutefois, depuis 1996, l’amortissement ne peut être pris en
compte que dans la mesure où, ajouté aux autres charges
déductibles, il annule les revenus imposables. Il ne peut
donc pas, par lui-même, créer de déficit reportable.
Dans ce cas, le supplément d’amortissement possible mais non
retenu est reporté sur les revenus de même nature des cinq
années suivantes avec les mêmes restrictions.
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Plus-values
Dans le cadre du loueur en meublé professionnel,
l’exonération des plus-values est acquise dès lors que les
recettes brutes locatives n’excèdent pas 152 449,02 € (1 000
000 F) la dernière année d'exploitation, après au moins cinq
années d’exploitation.
En outre, il est admis que le délai de cinq ans ne soit pas
le délai de détention du bien mais celui de l’activité de
loueur.
Cette exonération s’applique également si l’activité de
loueur est exercée par le biais d’une EURL ou d’une SARL de
famille à la condition express que la société ait opté pour
le régime fiscal des sociétés de personnes.
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Impôts locaux
Les loueurs en meublé sont soumis à la taxe foncière,
exception faite des deux premières années s’ils investissent
dans le neuf. Par ailleurs, ils sont assujettis à la taxe
professionnelle.
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Impôt de Solidarité sur la Fortune
Depuis la loi de finance pour1999, ne sont exonérés
dl’ISF que les loueurs en meublé professionnels qui
remplissent simultanément les deux conditions suivantes :
retirer de leur activité de location meublée à la fois 23
000 € de recettes annuelles et plus de 50 % de leurs
revenus.
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