
Contribuables concernés
Les propriétaires bailleurs dont les revenus locatifs
annuels sont inférieurs à 15 000 € (98 393,55 F)
Type d'avantage fiscal
Déduction forfaitaire majorée portée à 40 % pour les
revenus 2005, et 30 % pour les revenus 2006
Conditions à respecter
Aucune si ce n'est celle de la limitation des revenus
locatifs |
Dans cette page :
- Dispositif
- Investisseurs concernés
- Avantage fiscal
- Obligations à respecter
- Exclusions
- Faculté d'option pour le régime réel |
Dispositif
Pour les propriétaires bailleurs dont les revenus
fonciers annuels sont inférieurs à 15 000 € (98 393,55 F),
le régime du micro foncier s'applique de plein droit sans
avoir à exercer une option quelconque.
L'avantage fiscal octroyé se traduit par une déduction
forfaitaire de 40% (revenu 2005) et de 30% (revenu 2006). En
outre, aucun plafond de loyer ou de ressources du locataire
n'est exigé pour bénéficier de ce régime.
Investisseurs concernés
Ne sont toutefois concernés par ce régime que les
propriétaires bailleurs qui ne touchent pas plus de 15 000 €
(98 393,55 F) annuels de recettes locatives brutes. La
limite annuelle de 15 000 € est appréciée en tenant compte
de l'ensemble des revenus bruts fonciers du foyer fiscal.
Avantages fiscaux
En optant pour le micro foncier, les investisseurs
bénéficient de plusieurs avantages.
Ils sont dispensés de la déclaration de revenus fonciers.
Ils portent directement le montant de leurs recettes brutes
foncières sur leur déclaration de l'ensemble de leurs
revenus .
Le revenu net foncier imposable est dans cette hypothèse
automatiquement calculé par application d'un abattement
forfaitaire de 40% (revenu 2005) et de 30% (revenu 2006)
représentatif des frais occasionnés.
Obligations à respecter
Aucune condition spécifique de plafond de ressources et
de loyer n'est à respecter.
Ce régime du micro foncier s'applique de plein droit à
l'ensemble des propriétaires bailleurs dès lors que leurs
revenus locatifs annuels n'excèdent pas les plafonds
indiqués ci avant.
Exclusions
Le régime micro foncier ne s'applique toutefois pas
lorsque le contribuable ou l'un des membres du foyer fiscal
est propriétaire
- d'un monument historique et assimilé
- d'un immeuble détenu en nue-propriété lorsque le
démembrement résulte d'une succession ou d'une donation
entre vifs, effectuée sans charge ni condition et
consentie entre parents jusqu'au quatrième degré
inclusivement
- d'un immeuble situé dans un secteur sauvegardé ou dans
une zone de protection du patrimoine architectural, urbain
et paysager (opération en loi Malraux)
- d'un immeuble situé dans une zone franche urbaine
- d'un logement neuf qui bénéficie de l'amortissement
Périssol, Besson, Robien ou Borloo
- d'un logement ancien qui bénéficie de la déduction
forfaitaire de 25 % du dispositif Besson
- de parts de sociétés, autres que celles prévues à
l'article 1655 ter du CGI (sociétés immobilières dotées de
la transparence fiscale), qui donnent en location des
immeubles nus et dont les résultats sont imposés dans les
conditions de l'article 8 du CGI.
Faculté d'option pour le régime réel
Le régime du micro foncier est uniquement avantageux dans
le cas où les dépenses déductibles des revenus locatifs
représentent chaque année moins de 26 % (40 %-14 %) du
revenu brut foncier.
Or, ce pourcentage est fréquemment dépassé si des travaux
sont engagés en cours de location.
Dans ce contexte, l'investisseur peut refuser de
bénéficier du régime du micro foncier et opter pour le
régime réel d'imposition.
Dans ce cas, il n'a droit à aucune déduction forfaitaire.
Modalités d'option
Attention, pour être soumis au régime réel d'imposition,
le bailleur est tenu d'en faire la demande expresse auprès
de l'Administration fiscale.
Cette demande expresse se traduit dans la pratique en
remplissant lors de la déclaration des revenus fonciers le
formulaire 2044.
L'option est globale, c'est-à-dire qu'elle s'applique à
l'ensemble des revenus fonciers du foyer fiscal.
En outre, elle est irrévocable pour une durée de trois
ans et reconductible tacitement par période de trois ans.
Renonciation à l'option
Si au bout des trois ans du régime réel, le bailleur
souhaite bénéficier à nouveau du régime du micro foncier, il
lui suffit de ne plus fournir de déclaration de revenus
fonciers. L'administration fiscale le replacera de plein
droit dans le régime du micro foncier, étant entendu que
cette possibilité n'est offerte qu'aux propriétaires
bailleurs disposant de moins de 15 000 € de recettes
locatives annuelles.
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