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Les contribuables peuvent déduire de leur revenu global les
cotisations versées aux PERP, aux régimes Préfon, CGOS,
Corem et aux régimes supplémentaires de retraite des
salariés dans une limite égale à la différence constatée au
titre de l'année précédente entre : - 10 % de ses revenus
d'activité professionnelle. Quel que soit le montant de ces
revenus, le premier terme est égal au minimum à 10 % du
plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) (soit 2 971 €
pour les cotisations versées en 2005) et au maximum à 10 %
de 8 fois le PASS (23 770 € pour les cotisations versées en
2005), - et le montant cumulé des cotisations ou primes
versées aux régimes contractuels de retraite déduites des
revenus professionnels bruts auxquels s'ajoute, le cas
échéant, l'abondement éventuel de l'employeur au Perco.
Nouveautés
La loi de finances rectificative pour 2005 autorise la
déduction du revenu global, dès 2005, au même titre que les
cotisations au PERP et à certains régimes de retraite
complémentaire (PREFON, Corem, CGOS), :
· des cotisations versées par des non-fonctionnaires au
Corem dès le 1er janvier 2005,
· aux rachats de cotisations aux régimes PREFON, Corem et
CGOS effectués par les fonctionnaires ou agents publics en
activité, affiliés après le 31 décembre 2004 (la déduction
était réservée jusqu'alors aux agents affiliés au plus tard
à cette date).
Versements déductibles
Trois catégories de cotisations sont déductibles du revenu
global depuis le 1er janvier 2004 :
· Les cotisations à un PERP
Ouvert à tous, salariés ou non, le PERP (plan d'épargne
retraite populaire) est un contrat d'assurance qui garantit
le versement d'une rente viagère au moment du départ à la
retraite.
· Les cotisations aux régimes Préfon, CGOS, et Corem (ancien
régime CREF)
Sont déductibles du revenu global les cotisations ou primes
versées au régime de retraite complémentaire institué par la
caisse nationale de prévoyance de la fonction publique et
aux autres régimes de retraite complémentaire constitués au
profit des fonctionnaires et agents publics. Depuis
l'imposition des revenus perçus en 2005, elles peuvent être
déduites même si elles ont été versées par des
non-fonctionnaires. Ces cotisations, déductibles du revenu
brut (sur la feuille de paie) avant le 1er janvier 2004,
sont devenues, à compter de cette date, des charges
déductibles du revenu net global.
· Les cotisations facultatives aux régimes d’entreprise de
retraite supplémentaire (PERE)
Il s'agit des cotisations et primes versées à titre
individuel et facultatif aux contrats souscrits dans le
cadre de régimes de retraite supplémentaire auxquels l'
affiliation est obligatoire et mise en place au niveau de
l'entreprise.
Chaque année, les cotisations sont déduites du revenu net
global constitué par la somme des revenus nets catégoriels,
sous déduction éventuelle des déficits globaux antérieurs
reportables, et de l'ensemble des charges déductibles du
revenu global.
Calcul du plafond des versements
La déduction des cotisations à ces trois catégories de
régimes complémentaires de retraite est soumise à un plafond
commun, déterminé pour chaque membre du foyer fiscal, en
fonction notamment des revenus qu'il a perçus au cours de
l'année précédente. Toutefois, à titre transitoire, les
adhérents du régime Préfon peuvent bénéficier d'un régime
dérogatoire leur permettant de déduire leurs cotisations
au-delà du plafond autorisé.
Régime général
Les cotisations ou primes précitées sont déductibles, pour
chaque membre du foyer fiscal dans une limite annuelle égale
à la différence constatée au titre de l'année précédente
entre :
· Le plafond brut de déduction : 10 % de ses revenus
d'activité professionnelle ou de 10 % du plafond annuel de
la sécurité sociale (PASS) (soit 2 971 € pour les
cotisations versées en 2005) si ce montant est plus élevé.
Le montant des revenus professionnels servant de base au
calcul de la cotisation déductible est plafonné à 8 fois le
PASS (237 696 € pour les cotisations versées en 2005), soit
une déduction annuelle maximum de 23 770 € au titre des
cotisations versées en 2005 (on prend pour référence le
plafond de l'année N-1).
· et le montant cumulé des cotisations ou primes versées aux
régimes contractuels de retraite déduites des revenus
professionnels bruts : cotisations salariales et patronales
aux régimes de retraite "supplémentaires" auxquels le
salarié est affilié de manière obligatoire, contrats Madelin
pour une fraction de leur montant, régimes complémentaires
facultatifs des professions libérales et des avocats,
contrats d'assurance groupe des exploitants agricoles…)
auxquels s'ajoute, le cas échéant, l'abondement éventuel de
l'employeur au Perco (anciennement PPESVR)..
Lorsque ce plafond n'est pas complètement utilisé au cours
d'une année, l'excédent est utilisable au cours des 3 années
suivantes (voir ci-dessous).
Cotisations versées en 2006
Pour les cotisations versées en 2006, le minimum de
déduction sera fixé à 3 019 € et le plafond de déduction à
24 154 € (pour les cotisations versées en 2004, ces seuil et
plafonds s'établissaient respectivement à 2 918 € et
23 347 €).
Préfon Corem et CGOS - Régime transitoire
Lorsque le montant des cotisations ou primes excède le
plafond de déduction, l'excédent qui correspond à des
rachats de cotisations ou de primes dans le cadre du régime
Préfon ou de régimes assimilés (Corem et CGOS), effectués
par les personnes affiliées à ces régimes, quelle que soit
la date d'affiliation à ces régimes, est déductible :
· en totalité au titre de l'année 2004,
· dans la limite de 6 années de cotisations au titre de
chacune des années 2005 et 2006,
· dans la limite de 4 années de cotisations au titre de
chacune des années 2007 à 2009 incluse,
· dans la limite de 2 années de cotisations au titre de
chacune des années 2010 à 2012 incluse.
Déclarations n°2042 et 2042 S
Le montant des cotisations déductibles du revenu global,
versées en 2005 doit être porté lignes RS à RU. Les rachats
de cotisation à la Préfon bénéficiant du régime particulier
d'imputation doivent être déclarés lignes SS à SU. Le
montant du plafond de déduction applicable à ces cotisations
(calculé sur la base des revenus perçus en 2004 et indiqué
sur l'avis d'imposition reçu au titre de ces revenus) doit
être renseigné lignes PS à PU.
Pour déterminer le plafond de déduction pour les cotisations
au PERP versées en 2006, les contribuables doivent indiquer,
sur leur déclaration des revenus perçus en 2005, les
éléments suivants : - les cotisations versées en 2005 dans
le cadre des régimes obligatoires d'entreprise de retraite
supplémentaire "article 83", des régimes facultatifs de
retraite "Madelin" et "Madelin agricole" lignes QS à QU la
déclaration n° 2042 ou 2042 S, - pour les jeunes
agriculteurs, la part du revenu exonérée (abattement de
50 %), lignes HM, LM et/ou JM de la déclaration n°2042 C, -
et, pour les artisans pêcheurs, la part du revenu exonéré
(abattement de 50 %) lignes KS, LS et/ou MS. Le fisc
calculera automatiquement, compte tenu de ces éléments et du
revenu déclaré au titre de 2005, le plafond dans la limite
duquel le contribuable pourra déduire les cotisations au
PERP au titre de 2006. Ce plafond figurera sur l'avis
d'imposition au titre des revenus perçus en 2005.
Sort des primes excédentaires
Les primes excédant le plafond sont perdues au titre de la
déductibilité : elles ne se reportent pas sur les années
suivantes et ne sont pas imputables sur le disponible PERP
(ou régime assimilé) d'un autre membre du foyer.
Report en avant du plafond non utilisé
La différence, lorsqu’elle est positive, constatée au titre
d’une année entre, d’une part, le plafond PERP (ou régime
assimilé) et, d’autre part, les cotisations ou primes
effectivement versées au PERP (ou régime assimilé), peut
être utilisée au cours de l’une des 3 années suivantes.
Les cotisations PERP sont imputées d'abord sur le plafond de
l'année puis sur les excédents des années précédentes en
commençant par le plus ancien. Ainsi, pour les cotisations
versées en 2008, l'imputation est réalisée sur le plafond
calculé pour 2008 puis si le plafond est atteint, sur
l'excédent de 2005, puis de 2006, puis de 2007.
Attention
L'accumulation de report est possible même en l'absence
d'ouverture de PERP. Exemple : pour un PERP souscrit en 2007
et des cotisations et primes versées en 2007, la limite de
déduction sur laquelle elles s’imputent correspond à la
limite 2007 (référence revenus d’activité professionnelle
2006), augmentée le cas échéant des reliquats de limites
2004, 2005 et 2006 non consommés (calculé soit sur les
revenus professionnels de ces années, soit en cas
d'insuffisance, sur le plancher (10% du PASS).
Remarque
En contrepartie de la possibilité de déduire les cotisations
aux PERP, les pensions ou rentes viagères qui seront versées
au titre des PERP seront imposables dans la catégorie des
pensions à titre gratuit. Ces rentes sont également soumises
à la CSG au taux de 6,6% (ou 3,8% pour les personnes dont la
cotisation d'IR a été inférieure à 61 € en 2004) et à la
CRDS au taux de 0,5%.
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